Poésie

Poèmes extrait de mon recueil poético/plastique « Eternelle Innommable ». Parution à L’automne 2017

Je n’ai que Quatres Lignes

Je n’ai que quatre lignes .

Il ne m’en reste plus que deux .

Mais que vais je pouvoir dire .

Que ne disent pas les cieux .

 

 

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// La poésie est partout, Ceux qui ne la voient pas aussi

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Pas si vieux que çà

Fracassage sonore en multiplication non anodine

Le dessus des dalles fleurit de couleurs opaques

De ces traces de vivre qui s’explose au sol

La tonitruante chorégraphie s’exécute par delà le hasard

Les entre cuisses se succèdent une par une, deux par deux

De bien bel couleur de peau brunit par un soleil d’applomb

Les quelques bancs marronâtres de ce bois qui les fait

Ne se bouscule pas sur la rade du port, du bien vieux port

Ils sont échoués ici depuis que le tout se fait aussi rien

A en croire la vitesse, certains ont le temps de ne pas mourir de suite !

Et les chemises en fleur de couleur sans fin n’apparaissent que trop peu

Est ce un mythe ?

La lune, ce rond lumineux céleste joue à moitié le lampadaire

L’eau, déroule ses rouleaux de calme vierge et inaltérable

Bip-Bip, le doux bruit de l’ère électronique réclame

Canette de leur démons z’à la main, il se cache cache encore et encore

Fustige les sardines radines pour pas un sou, elle te voles !

Allègrement passif ce silence comme entre sort

Oiseau d’augure de c’q’tu veux, main tendue, yeux radieux

Vol au dessus de soi m’aime, allez n’attends rien

Callebasse, rosace, cette place, vogue ta peine

En 3, oui en trois, pas de « je me plie » mais ce pli

Noir, oui, noir couleur esquise pour mettre en valuer l’histoire

Petit à petit, vien nicher sur les genoux de dieu

Je me marre, aïe, aïe, aïe, à la roulette russe pleine panne

Légère tentation fraîche, le tapis s’envole, Aladin pas en reste

Culture épargne moi de rien, tout peux se voir, même ta haine, soi serein

Le fil s’étire de nos conversations à rallonge

Le café patiente, v’la d’abord le thé

Quiche de diamant, attaque là au mortier

Souffle pas l’amant, tu peux être libre, çà’t’fait narrer ?

La tête se penche, le picotti rouspète,

Accord étrange, carillon de salpêtre

Et si, si, et même que si je pavane mon ramage d’excentrique

Fait péter l’multicolore, j’vais pas lésigner, faut qu’j’réveille les pores

Dâme rose, flamand Belge

Délaissé vos masques grisâtres et venez sentir la neige

La multitude de jupe suave et ambitieuse flirte avec ma vue

J’exhorte les troupes gélatinneuses à s’y casser la croûte

Le vent d’ouest, Ouh ! La généreuse, elle me découvre son cul

Soleil, mer, ciel, terre, à la nôtre

Nous les indiscibles à la faveur de ce qui ne se nommes pas

Enfance, chaleur, grue, c’est à construire dehors, atout cœur

La rime ne rime à rien, plus ici, plume écrit

L’intérieur convivial non sans abus, de moi même croule de possible

Je me jette sur l’instant, si fier d’y être entendu

Où sont passés les poètes, dans la calle calfetrée de ce bateau sans Homme ?

Et les Femmes ? Oui ! Les Femmes dans tout çà

J’veux me faire une poétesse, non d’ses fesses à l’ici bas

Le vide peu à peu remplit le chemin de traverse

Une averse ? Si peu, ici le sud, laisse donc la veste

Ils allongent leur nez au dessus du présent

Viens par la René ! Renaît ? Palpitant !!!

Mes frêres et mes souers, je n’ai plus de famille

J’ai mis les cadres à la mer, divin abîmes

Seul l’impossible frappe à ma fenêtre

La crème empeste la naphtaline, demain j’m’arrête ?

Il est temps d’en finir, ils pèsent comme des tonneaux,

Leur blabla s’épaissi au fur et à mesure que la vie s’oubli

Tchatche de roturien, psychologie de comptoir, clap de fin

Terminé !

Et aujourd’hui la vie, c’est pas ta mère à boire

‘ ‘

‘  »

‘ ‘ ‘  » »’

‘  »  » ‘ Dans

 » »  » »  »  » ‘ ‘  » ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘

‘ ‘ ‘ ‘  » Equilibre

 »’ ‘ ‘  »’ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘  » ‘

 »’  » ‘ ‘  »’ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘  »’ ‘ ‘ ‘

il y a ‘ ‘  »’ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘

 »’  »’  » »’  »  » ‘ ‘ ‘ ‘  »’ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘

 » ‘ ‘ ‘  » »’ ‘

‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘  » »’  » ‘  » ‘ Libre

‘ ‘ ‘  » ‘  » ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘  » »  » ‘

 » ‘ ‘ ‘  »’ ‘

‘ ‘  »’

‘ ‘  » » ‘

‘ ‘

 

 

 

 

Mental’eau

Mental vendal Mental à la baille Mental Mentir

Ment à balle Mental’eau au caniveau Remballe Ego

Mental que dalle  Mentalité de racaille Monumentale Eh ! Go !!

Allez à poil  Menteur mytho Pagaille ! Mentaux

 

 

 

L’ennui

J’ai tué l’ennui au bout de ma rue

J’l’ai tué d’un coup sans même qu’il m’est vu

Ah ! Il est parterre, il gise l’ennui

Pas de cimetière, juste une bonne nuit !

 

Cà f’sait un moment qui m’courait derrière

Qu’il m’enquiquinner

J’pouvais plus le laisser faire, il, trop, lui, m’énervé

 

Ah il fait moins le malin, Ah il m’ennuira plus,

Au moins pour maintenant au moins un bout du..

 

 

 

 

… ::::. :::……..

Bienvenue dan

s lprésen

 

 

 

 

 

Au cherche ailleurs de ce qui est là

C’est toujours mieux plus haut

C’est toujours mieux ailleurs

C’est jamais la bonne heure

C’est jamais le bon sot

Y’en a jamais assez

Y’en faut toujours plus

Avant, c’était mieux,

L’Après, s’ra désastreux

Cà fuite, çà courre, çà jacte, çà zappe

Et le petit, le peu, le rien passe à la trappe

Les peurs, le vide, la mort, être seul

Cà nous comprime, çà nous engueule

Et cette infime incessant emplit de part tout

Caresse ultime de toute part

Fourmillant inaltérablement

Même sur nos g’noux

Cette chaise posé là

Ses deux oiseaux qui s’amusent

Cette branche qui plie

Le vent qui ruse

Ce minuscule n’est pas vendeur et encore moins aujourdh’ui

Où l’heure est à la hôte dégueulant de technologie

Une carte en papier

Un pot de thym

Deux baskets décorés

Et des possibles de mort la fin

La fin n’est pas

L’début non plus

Tout est tout l’temps là

Qu’est ce que j’suis con parfois d’en perdre la vue

 

 

 

Y’a comme

une

Y’a une sensation

Y’a comme

Y’a comme une éternité

Y’a comme une

Y’a comme une sensation

Y’a

‘a

Comme une sensation

Comme une éternité

Y’a une sensation

Y’a comme une sensation

Y’a comme une sensation d’éternité

 

 

 

 

 

Visions

Ouyouyou les zozos, la truite ondule sous votre chapeau

la mer divague et la vague à l’âme ne dit rien

Ciboulot et intellectuel finissent au hachoir

Et de bien belle boulettes avec, sinvite à dîner ce soir

La lune se met à faire des cercles dans le ciel

de bas en haut, de gauche à droite, elle s’amuse avec elle même

Comme sur la piste aux étoiles !

Le soleil rouge de jalousie ressort faire le barbot

Dès qu’il se réveille, il éclipse cette folle lune, quel nigot

La pesanteur disparaît et tout lévite, même ce bout de papier

Les urnes et les chefs sont recyclés et les Hommes se mettent à faire

Les infinis songe qu’avant par cœur elles n’arrivaient qu’à réciter

Madame la baleine, reprenez donc un pull

Vous êtes toutes mouillées

Mais M’sieur bon entraide

Y’a pas ma taille sur l’ratelier

Les Femmes s’arrêtent et se regardent dans leurs yeux

Ils n’ont plus peur et la prison d’leur être se vide peu à peu

Ils échangent des sourires, des bonjours

Se mettent à danser sur un pied

Qui dit mieux

Qui dit mieux

Dit alors un commerçant encore affuté

Le temps déclare le jour présent ouvert

La fête à la meurt de vivre peut enfin commencé

Sortez vos âmes,

Sortez d’vos guerres,

V’là la paix non rationné

Léger comme l’amour sans attache, libre

Ils se mettent à voler d’être eux m’aime

Prennent leurs grand air d’sacré pirate

L’oxygène pour miraculé

Les murs bougent, changent de place

Mon voisin met son nez rouge et me tarte la face !

Ben çà alors, faut le croire pour le voir dit Saint Nicolas

Et Nicole qui passe par là, en rit à double éclats
Elle, lui, tigre, baleineaux, tout, tous jaillit

Dans c’beau chaos

Ils inventent sans attendre

Ils osent sans permission de toute part

Agir par l’évidence

C’est l’overdose de n’plus chercher à savoir

Un poème écrit sur un toast grillé

Madame dans son œuf à la coque

Vire à l’émerveillé

Les poètes sortent en fredonnant des ondes

Les pommes par cagette les récitent

Les vagues abondent

Porte entrouverte pour un oui ou pour un oui

Quand on à rien à s’dire

On est à l’aise pas de souci

Y’en a qui tentent même de peindre ce moment

Les abribus, les vitrines, le bitume, tout y passe au naturel colorant

Venez voir, vite,

Venez, venez

Voir en moi cette magie,

Des Humains libres, des joies tant d’fois

De la folie que d’être en vie

Que d’être soi

De la…

Que d’être paisible folie

 

 

 

En diagonale

J’ai lu en diagonale toutes les esquives galvaudées par ceux qui par tout arrive

autant que rien se peux et vexé de ne pas être la Femme j’ai penché ma

part sur le berceau de mes vœux L’éloignemnt succin en impose,

c’est dans un rêve serein que mes frictions disposent Elipse

ventriloquente à même le sol pif paf marche le temps

désole Va il y avoir du dessert pour tous où l’Homme

misère pousse sans ses couches J’ai donc lu en dia

go na le le tout vendu le rien comme panne

Solaire lumière cadences les flammes de

ces antennes applause plus d’âmes

Lu J’ai Donc il n’y a plus de

diagonale pu s’estompe

ose s’emballe Donc

En j’ai lu la

diagonale

de mon

salut

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